Verdures de Noël : du gui à la menthe
Le gui est omniprésent à cette période de l'année. Il s'enroule autour des judas des portes d'entrée, orne les sapins de Noël scintillants, ou pend au-dessus des tables à manger comme un porte-bonheur. Dans l'ensemble, ses baies d'un vert éclatant et d'un écarlate profond sont inhérentes à l'imagerie des célébrations de Noël.
Cette plante a eu une multitude de significations pour diverses civilisations tout au long de l'histoire humaine : les Druides considéraient sa capacité à fleurir dans les hivers les plus rigoureux comme un signe de vie et l'utilisaient pour guérir l'infertilité, tandis que les Grecs et les Romains la tenaient pour un emblème d'immortalité qui ornait la couronne de Diane,
Déesse de la Lune.
Aujourd'hui, partout dans le monde, les gens espèrent se retrouver sous le gui avec une personne qu'ils aiment pendant la période de Noël. Mais comment cette tradition est-elle née ?
La réponse se trouve dans la fascinante histoire nordique de Figg, la Déesse de l'amour, et de son fils Baldur, Dieu du Soleil d'Été, qui croyait que toutes les créatures de la nature voulaient sa mort. Face à la mort imminente de son fils, la Déesse se tourna vers la nature pour la supplier de ne pas le blesser, mais oublia d'extraire la même promesse du petit et discret gui. Après avoir découvert cela, Loki, le Dieu de la malice, tua Baldur. Les larmes de sa mère en deuil devinrent des baies, et il fut décrété qu'après cette tragédie, le gui n'apporterait que de l'amour et plus de mort au monde, et chaque fois qu'un couple passerait devant lui, ils s'embrasseraient pour commémorer Baldur.
Une version moins tragique de cette histoire affirme que Baldur fut en fait ressuscité, après quoi la Déesse de l'Amour déclara le gui symbole d'amour et jura d'offrir un baiser à tous ceux qui passeraient dessous.
Si vous visitez le Maroc, vous remarquerez que le gui ne fait pas partie du paysage hivernal.
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Cependant, vous verrez très certainement une quantité abondante d'une autre plante que les Marocains affectionnent particulièrement : la menthe.
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Lorsqu'elle fut introduite au Maroc au XVIIe siècle, la menthe était fortement associée à la royauté et à la noblesse, car il était de coutume pour les rois et princes du Royaume de partager du thé infusé à la menthe avec les diplomates et les invités étrangers qui arrivaient dans le pays. La plante devint progressivement plus accessible à la population, et elle est maintenant un élément essentiel de chaque foyer du Royaume. Son utilisation comme ingrédient principal de l'Atay, notre thé traditionnel, a transformé la menthe d'une simple plante en un emblème de la chaleur et de l'hospitalité marocaines, car elle est souvent dégustée autour d'une table en famille, entre amis, ou même avec de parfaits inconnus. La menthe peut également être considérée comme un symbole d'unité, car chaque cuisine marocaine, qu'elle fasse partie d'un manoir ou d'un modeste petit appartement, aura un bouquet de menthe fraîchement coupé comme cœur battant.
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